Carnet Rouge - Le feu - Impression personnel Enfance, Rêves et Cauchemars

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Carnet Rouge - Le feu - Impression personnel Enfance, Rêves et Cauchemars

Message  Asmodeus Mogart le Lun 5 Mar 2012 - 11:30

Carnet Rouge

Le Feu

Impressions Personnelle, Enfance, Rêves et Cauchemars




Enfance

J’écoute les pensées de mon enfance. De ma vie de ver.

Zula chien.

Mon passé est un enfer, chaque jour je lutte.

Moi Draco, je te crache dessus.

Tu as voulu faire de moi un esclave, fatalité extraordinaire je ne suis pas né unique, je ne suis pas né pervers, je ne suis pas né méchant, je ne suis pas né mauvais. Et cela contrarie leurs plans. Je ne suis pas toi et je ne serais pas toi. Lorsque j’embrasse, je n’ai jamais voulu déchirer ces lèvres en les mordant, enlever les joues de l’aimé au rasoir.
Je suis un Tremere comme toi mais je n’assume pas encore ma maison, je suis obligé de ma cacher.

Je me souviens quand tu passais suavement ta main su mes cheveux comme une caresse tendre d’une mère aimante avant d’enfoncer tes ongles longs dans ma poitrine molle, m’arrachant ma peau des larmes et des cris. Tu léchais tes ongles ou se mêlaient la crasse putrescente et le sang en riant à gorge déployée. Puis tu me léchais le visage, mes larmes d’enfant semblait les meilleures à ton palais.

J’avais la rage de l’impuissance. Tu prenais mon souffle, tu me déchirais comme un aigle sa proie.

J’ai hurlé contre la lune, contre les montagnes, semblables au loin à des roches géantes, gisantes dans l’obscurité ; contre le silence de la nuit, contre les chouettes, dont le vol oblique leur rase le museau, emportant un rat ou une grenouille dans le bec, nourriture vivante, douce pour les petits ; contre les lièvres, qui disparaissent en un clin d’oeil ; contre le voleur, qui s’enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, contre les crapauds ; contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères ; contre les araignées, suspendues entre leurs longues pattes, qui grimpent sur les arbres pour se sauver ; contre les corbeaux, qui n’ont pas trouvé de quoi manger pendant la journée, et qui s’en reviennent au gîte l’aile fatiguée ; contre les rochers du rivage ; contre les feux, qui paraissent aux mâts des navires invisibles ; contre le bruit sourd des vagues ; contre les grands poissons, qui, nageant, montrent leur dos noir, puis s’enfoncent dans l’abîme ; et contre l’homme qui rend esclaves.


Dans la tour perdue d’Atsingani. J’ai étudié pour devenir un maitre et être présenté à COERIS.
Je rie. Il parait qu’un enquêteur nous cherche, personne ne connait la tour Atsingani perdue dans les monts d’auvergne et surtout pas l’alliance mouvante d’Atsingani. Jamais ils ne pourront mettre la main sur nous et s’ils me découvrent Zula les supprimera.
Il m’a prévenu en riant de ne pas attendre d’espoir de ce coté là quand mes yeux ont brillé en entendant le nom de Quaesitor. Il est prêt à enfreindre tout les règlements de l’ordre pour me conserver. Des incompétents de toute façon, des fossiles, incapable de comprendre comment on peut les rouler, incapable de sortir de leur schéma traditionnel, des mages dans une chambre du conseil, avec autour une alliance. Immobile. Des crétins. Il faut penser plus haut plus fort, et surtout autrement.


Ils sont tous aux ordres de mon maitre je n’ai à attendre aucune pitié d’eux. Ils les payent grassement en Vis, en objets magiques et en Or. Ce ne sont que de vulgaires mercenaires. J’en connais deux : Viviana de la maison Ex-miscellanea et Jacques Beauregard de la Maison du Flambeau. Cette alliance est vassale d'une autre puissante alliance et celle-ci couvre ces exactions.

A quelle joie lorsque tu es mort éparpillé. Dans le Crépuscule final.
Zula, écoute-moi. Remarque ma figure, calme comme un miroir, et je crois avoir une intelligence égale à la tienne. Un jour, tu m’appelas le soutien de ta vie. Depuis lors, je n’ai pas démenti la confiance que tu m’avais voué. Mais tu es mort de ma main. De la main de ma sœur armé de l’orbe noire elle t’a projeté dans le crépuscule. Toutes tes défenses magiques dont tu étais si fier ont été absorbées par l’orbe Noire. La magie chromatique du Noir a tout absorbé et une goutte de sa substance t’a projeté dans le crépuscule.

Ce soir là je suis revenu à la vie. Je t’aimais autant que je t’ai haï. J’étais une épave pourrie, ballotée.

Est-ce que le mal qu’a fait l’homme peut se défaire ? Puis-je pardonner, je ne suis pas le Créateur.

Mon apprentissage fut repris par Ardouin. Il dit venir du Tribunal de Stonehenge. Je ne le crois pas. Il dit être un Tremere. Je ne le crois pas.

Il me restait 5 année ô combien furent-elles douce. Mais je ne sais pas si jamais je ne pourrais pardonner. J’ai retrouvé ma sœur qui m’avait été arraché. Pourquoi l’ont-ils mutilé, elle qui porte le troisième œil de la famille. Elle est capable de regarder quelqu’un et d’imposer sa volonté sans coup férir. Elle aurait pu être une grande maga, elle aurait du être moi.

Je ne me sens bien que près d’elle.

La haine est plus bizarre qu’on le pense. Comme l’apparence brisée d’un bâton qu’on enfonce dans l’eau, je ne sais plus si je ressens de la haine ou de l’amour. Il n’y a que lorsque j’étudie avec Astinus que tout est clair. Que je revois les milles maléfices que j’ai endurés et que je sais.
Je suis venu 3 fois chez ce mage.

Astinus. Un mystère. Un homme à l’apparence si simple. Je crois cependant qu’il est puissant et sage. J’ai vu d’autres apprentis. Ce ne sont pas ces apprentis ….De quelle maison est-il ? Où est l’orbe ? Qu’est-ce, aucun élément que je connais de la théorie de la magie ne me permet de comprendre ce qui s’est passé ? Je n’ose lui poser la question.

J’ai passé mon gantelet.
Je n’ai pas de sceau. Celui-ci est resté à COERIS.


Coeris, l’antre du mal. C’est là qu’ils nous ont mutilés ma sœur et moi. Je reviendrais au fait de ma puissance et ils s’inclineront.



Rêves et Cauchemars

Je viens de me réveiller.
Ma pensée est encore engourdie, mais il faut que je note ce que j’ai vu et entendu.

Je rêve de ma sœur, elle me manque. Sa présence réconfortante me manque.

Je rêve.

Tu te réveilles sur un autel de pierre Noire. Tu es attaché. Les pieds et les mains pris dans des fers forgés dans un métal qui brille comme la lune.
De longues incantations retentissent et tu sens une force magique augmentée rapidement. Tu es le centre d'un rituel.

La scansion de psaumes magiques s'accélèrent tu te sens écrasé par les forces magiques autour de toi. Puis tu sens une présence énorme, elle remplie tout l'espace, tu es face à un Dieu. Il t'écartèle. Tu hurles. Tu vois Catherine, tu te débats, ta conscience et ton corps se disloque. Tu tends tes mains vers Catherine mais tes sens te sont arrachés les uns après les autres. Lorsqu'on t'arrache le dernier avec lequel disparait le goût du sang dans ta bouche, tu te réveilles.



Je sens que d'anciennes forces qui ont présidé à au rituel que nous avons subis Catherine et moi sont en action.


Je rêve encore.

Je me réveille sur l’autel de Pierre Noire, les fers défaits ; seul.
La caverne est illuminée par une sombre lueur Rose qui pulse des parois. Tu sors de la caverne par l’un des ouvertures. Tu longe des couloirs, tu marches, tu ne sais pas où tu vas. Tu veux sortir. Tu reviens toujours au même endroit : à la grande Caverne avec l’autel de pierre noire en son centre. Tu repars, prends d’autre chemin, d’autres couloirs et inlassablement tu reviens à la Caverne. 10 fois, 100 fois….
Tu es fatigué d’errer, tu veux de rendormir, te coucher. Tu remontes sur l’autel, vaincu, épuisé. Au moment ou tes yeux se ferment pour enfin t’endormir, tu te réveilles.




Chaque matin, je ressens un poids de plus en plus lourd dans ma tête. Il est rare que je trouve le repos dans la nuit car des rêves affreux me tourmentent quand je parviens à m’endormir. Le jour, ma pensée se fatigue dans des méditations bizarres pendant que mes yeux errent au hasard de l’espace et la nuit je ne peux pas dormir. Quand faut-il que je dorme ?
Cependant la nature a besoin de réclamer ses droits. Comme je la dédaigne, elle rend ma figure pale et fait luire mes yeux avec la flamme aigre de la fièvre.


Dernière édition par Asmodeus Mogart le Lun 5 Mar 2012 - 11:36, édité 1 fois

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Re: Carnet Rouge - Le feu - Impression personnel Enfance, Rêves et Cauchemars

Message  Asmodeus Mogart le Lun 5 Mar 2012 - 11:32

voici le documents au format Word que vous pouvez télécharger suivants ce lien :
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